03/09/2011

6 Aliénation francophile: constat de J.-M. Klinkenberg (ULg)

De Bellefroid Eric, Jean-Marie Klinkenberg au bout de la langue, LB 27/02/2002

(ULG / prof . sémiotique et rhétorique)

 

« Le centre de la culture française, c’est évidemment Paris. Il y a là une tradition de centralisme, renforcée par le fait que la francophonie est très différente de l’anglophonie et de l’hispanophonie. Dans ces blocs-là, l’ancienne métropole ne représente presque plus rien. (…) Tandis que pour la francophonie, la France pèse toujours d’un poids décisif. » (…)

« On souffre (…) en Belgique d’une hypertrophie de la glande grammaticale et, en même temps, on a une très nette conscience d’une forme d’infériorité linguistique. »

« Il ne s’agit pas de crier à l’égale dignité de toutes les langues ; on ne va pas faire de la physique nucléaire en hopi. Ce qui est vrai, en revanche c’est que des tas de gens vivent dans d’autres langues que l’anglais et qu’elles doivent garder ce droit et qu’elles doivent garder ce droit, (…) d’entrer dans la modernité avec leur langue.

De Bellefroid : « Force est de voir que le français fait lui-même courir les mêmes périls à d’autres parlers, aux dialectes (sic) notamment. Mais là n’est pas là l’essentiel, pour le professeur Klinkenberg, qui discerne dans la langue entre la domination externe et la domination interne. »

00:19 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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